Qu’est-ce que la moxibustion ?

Vous ne connaissez pas la moxibustion ? Ne bougez pas de votre fauteuil, votre blog préféré consacré au bien-être des rédacteurs vous dit tout ! La moxibustion a pourtant été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO en 2010. Derrière ce terme barbare, se cache une technique thérapeutique ancestrale, issue de l’acupuncture. La moxibustion consiste à appliquer des zones de chaleur sur des zones précises de la peau pour un effet curatif.

moxibustion rédaction zen
moxibustion rédaction zen

Quelle est la technique de la moxibustion ?

Le rédacteur web le sait parfaitement bien. Des heures assises à rédiger et à gérer des douleurs dues à une mauvaise position ou à un matériel informatique pas idéalement adapté, est hélas son quotidien. Rédaction Zen vous emmène aujourd’hui à la découverte de la moxibustion. Êtes-vous prêt à partir à la rencontre de cette autre solution de soin naturel ?

La moxibustion est basée sur les points d’acupuncture classiques. Ainsi, ceux-ci sont-ils définis en fonction du problème de santé à résoudre. Son principe de fonctionnement est le suivant : de la chaleur est produite par la combustion de feuilles d’armoise desséchées ou d’autres substances, comme des feuilles de tabac à cigare par exemple.

armoise moxibustion redaction zen

Les feuilles d’armoise, une fois sèches ont la particularité d’être cotonneuses et donc faciles à l’emploi. L’armoise est une plante dont le nom est peu connu du grand public. Elle est très présente en Chine. Dans ce pays, on la trouve parfois en bouquet, sur la porte d’entrée de la maison, pour prodiguer un effet purificateur. 

Elle détient de nombreuses vertus. Cette plante bienfaisante accompagne l’acte thérapeutique. Elle dissipe les effets pathogènes. Ayant un fort potentiel calorifique, les petits points de chaleur créés par la combustion de cette plante, appelée aussi herbe de la Saint-Jean, permettent de réguler les flux énergétiques du yin et du yang afin de permettre au patient de retrouver son équilibre général. 

Ces petits amas appelés moxas sont laissés sur l’épiderme sur les points d’acupuncture jusqu’au moment où la peau rougit et où la sensation de chaleur devient douloureuse. Ils remplacent les aiguilles utilisées par l’acupuncteur. Les moxas sont en forme de cône, de bâtonnet ou de cigare. Ils sont parfois posés sur un morceau de gingembre, d’ail, de soja, etc, pour éviter le contact direct avec la peau et permettre un effet médicinal parfaitement ciblé. 

Utiliser du gingembre frais comme médium par exemple permettra de combattre les problèmes intestinaux, le soja noir fermenté réduira ulcères et toutes sortes de plaies qui ne cicatrisent pas. La maturation de l’aliment utilisé est elle-même significative pour le résultat recherché. Sachez que vous pouvez vous procurer ces moxas, prêts à l’emploi, dans les magasins asiatiques. Si vous pratiquez le développement personnel et êtes attiré par ces médecines alternatives, pourquoi ne pas vous intéresser à la moxibustion ? 

Que soigne la moxibustion ?

L’avantage de ce traitement est qu’il peut être pratiqué chez soi, pour un soin préventif ou curatif.

La moxibustion aide à combattre à peu près tous les maux, comme le fait l’acupuncture. Après, elle agit plus ou moins bien selon les individus. Elle ne s’improvise pas. Elle est le fruit d’un long apprentissage avant tout oral et expérimental. Quelques manuels ont fini par être rédigés toutefois.

redaction zen moxibustion

La moxibustion permet de prévenir ou de traiter des problèmes comme les douleurs rhumatismales, articulaires et musculaires, bien connus chez la rédactrice web. Elle peut également soulager certains problèmes digestifs comme la diarrhée. 

Chez la femme, elle aide à pallier des troubles gynécologiques comme les menstruations douloureuses et certaines infertilités. Chez l’homme, elle permet de traiter l’éjaculation précoce et l’impuissance. 

On l’utilise fréquemment dans le traitement des personnes fatiguées ou atteintes de maladies chroniques afin de renforcer leur énergie vitale. Enfin, cette technique est aussi très utile dans certains cas d’anémie.

Quelle est l’origine de la moxibustion ?

Le terme « moxa » vient du mot japonais mogusa qui signifie « plante qui brûle ».

Cette méthode thérapeutique est donc née en Asie. Elle est très vieille. On y fait référence dans le plus vieux livre médicinal chinois, c’est dire. Elle est apparue avant l’acupuncture. Née en Chine, elle s’est beaucoup développée au Japon.

En Europe, on en fait cas au 17e siècle pour le traitement contre la goutte, mais sa connaissance se perd avec le 19siècle. Pour exemple, Balzac la mentionne comme traitement donné au père Goriot et en utilise aussi plusieurs fois la métaphore, notamment dans la Physiologie du mariage et dans Le Cousin Pons : « aucun ennui, aucun spleen ne résiste au moxa qu’on se pose à l’âme en se donnant une manie ». 

Quelle est sa place dans la médecine actuelle ?

De nos jours, des médecins acupuncteurs s’intéressent de nouveau à cette pratique. L’acupuncture s’est généralisée aujourd’hui. Elle est présente dans certains hôpitaux. Elle a eu des effets thérapeutiques très intéressants pour permettre à des patients de se libérer de certaines addictions par exemple. La moxibustion attire ainsi de plus en plus d’acupuncteurs. 

Aujourd’hui où médecin et malade courent après le temps, cette méthode permet aux personnes pour lesquelles des soins réguliers sont nécessaires de pouvoir poursuivre la thérapie chez elles. Le médecin doit rester pour autant présent en tant qu’accompagnateur du traitement et vérifier que son patient est capable de prodiguer lui-même ces soins. 

Attention, aux risques de brûlure, tout le monde ne supporte pas non plus l’émanation des fumées de moxas. Cette technique n’est pas proposée aux femmes enceintes, ni aux enfants. Mais à l’heure où la médecine naturelle prend de plus en plus de place, la moxibustion a de plus en plus d’adeptes. Alors, allez-vous essayer ?

 

isabelle renaud rédactrice web

 

Isabelle Renaud pour Rédaction Zen.
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La publication a un commentaire

  1. Sylvie

    Merci pour cet article, Isabelle ! Ben non, je ne connaissais pas. Tu viens donc de combler une lacune. 😉

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